]Mes yeux sont en pèlerinage sur la route des expressions de ton visage qu’ils voient comme autant de paysages mon amour et dès que j’arrive à point nommé que je fais une halte une autre expression m’a déjà invitée qu’il me faut recommencer à me mettre en marche je ne sais jamais pour combien de temps je prends mon bâton de pèlerine et sans attendre je les suis en ces lieux où chacune d’entre elles m’emmènent
parfois c’est la tristesse cédant par la suite sa place à la joie et dans tes yeux passent alors tant de mésanges qui s’invitent une après l’autre sur le fil de mon regard qu’il en plie sous leur poids d’allégresse
ces yeux amoureux ces regards lumineux que tu fais devant moi pleuvoir réussissent à m’exhausser à leur hauteur de lumière de beauté et malgré moi éblouie devant toi je ferme les yeux aveuglée par leur bleu si bleu de fleuve qui m’entraîne en ses tréfonds d’où je ne veux plus ressortir
en ces nus que tu dessines à chaque trait je me confine et je m’habille de leurs mouvements et de leurs gestes corporels des positions que tu leur donnes les traits noirs sur le blanc de la toile ont circonscrit les limites d’une chair et pourtant le blanc tout autour m’emmène au large il a fait des nus émouvants des îles charnelles comme lorsque l’infini vient dans son lit border le fini
ma seule vue de toi m’émeut c’est une irruption solaire dans mon héliosphère c’est un vent solaire qui fait bouger ma chevelure planétaire c’est la lune en toi qui tire l’une après l’autre sur mes marées pour les embrasser d’un peu plus près c’est la lune en toi qui les fait remonter pour les redonner à leurs parents les rives sablonneuses
tu es ma femme originale toutes les couches de ton passé apparaissent une sur l’autre dans ta mémoire toi mon tableau original ma femme vraie et non pas ma femme fausse j’ai étudié la préparation de ta toile intérieure les pigments utilisés et tout me dit que c’est de toi vraiment qu’il s’agit et je me beurre les lèvres des couches de peinture qui t’ont à la longue formée
mes lèvres mon amour mon visage resteront pour toujours de ton être maquillés
© Marie Cholette, le 29 janvier 2012. Tous droits réservés.
Lien de ma page d'admirateurs sur laquelle se retrouvent l'ensemble de mes écrits sous
la rubrique Articles:
Marie Cholette, poète, romancière, nouvelliste, essayiste
parfois c’est la tristesse cédant par la suite sa place à la joie et dans tes yeux passent alors tant de mésanges qui s’invitent une après l’autre sur le fil de mon regard qu’il en plie sous leur poids d’allégresse
ces yeux amoureux ces regards lumineux que tu fais devant moi pleuvoir réussissent à m’exhausser à leur hauteur de lumière de beauté et malgré moi éblouie devant toi je ferme les yeux aveuglée par leur bleu si bleu de fleuve qui m’entraîne en ses tréfonds d’où je ne veux plus ressortir
en ces nus que tu dessines à chaque trait je me confine et je m’habille de leurs mouvements et de leurs gestes corporels des positions que tu leur donnes les traits noirs sur le blanc de la toile ont circonscrit les limites d’une chair et pourtant le blanc tout autour m’emmène au large il a fait des nus émouvants des îles charnelles comme lorsque l’infini vient dans son lit border le fini
ma seule vue de toi m’émeut c’est une irruption solaire dans mon héliosphère c’est un vent solaire qui fait bouger ma chevelure planétaire c’est la lune en toi qui tire l’une après l’autre sur mes marées pour les embrasser d’un peu plus près c’est la lune en toi qui les fait remonter pour les redonner à leurs parents les rives sablonneuses
tu es ma femme originale toutes les couches de ton passé apparaissent une sur l’autre dans ta mémoire toi mon tableau original ma femme vraie et non pas ma femme fausse j’ai étudié la préparation de ta toile intérieure les pigments utilisés et tout me dit que c’est de toi vraiment qu’il s’agit et je me beurre les lèvres des couches de peinture qui t’ont à la longue formée
mes lèvres mon amour mon visage resteront pour toujours de ton être maquillés
© Marie Cholette, le 29 janvier 2012. Tous droits réservés.
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