Au début ma mie de notre amour
la distance d’un océan à l’autre entre nous
me faisait si peur
que je me noyais dedans
et maintenant que nous nous sommes rapprochées de notre intérieur
de nos ressemblances
de nos reconnaissances
et que nos sens se font
à la vitesse de l’éclair
des transferts de données
dans l’intime
il nous suffit d’un regard
pour que nos marées hautes de lumière
courent les unes vers les autres
et joignent telles des mains
leurs eaux limpides et irisées
mais pourquoi l’absence de clichés
des sensations tactiles de mes paumes
retenant délicatement
tes seins
ces clichés-là pourtant je voudrais voir
distinctement leur visage
la douceur indicible de leurs traits
et les frissons qu’en moi ils ont fait pousser
à la vitesse de l’éclair
des orteils jusqu’à ma tête
que j’ai déjetée vers l’arrière
en cherchant mon souffle
étourdie par ce trop d’air ma chérie
que tu m’as soudain donné
oui nous avons de hautes marées
lumineuses
qui nous bousculent dans le cœur
de l’une et de l’autre
oui nous perdons pied
au midi entre nous du sacré
mais je pleure les clichés que mes paumes
n’ont pas pris
les rushes les scènes de nos amours
j’aimerais tant que mes mains se souviennent
de tes seins lourds
de leur odeur
de ton souffle si chaud
et je les ai torturées mes mains
pour qu’elles m’avouent tout
mais elles n’ont rien voulu dire
elles n’ont rien murmuré
malgré les douleurs que je leur ai faites
endurer
et personne ne les a entendu crier
© Marie Cholette – Québec. Le 18 mars 2012. Tous droits réservés.
LIEN DE MA PAGE D'AUTEURE OÙ VOUS RETROUVEREZ TOUS MES POÈMES SOUS LES RUBRIQUES PHOTOS ET ARTICLES:https://www.facebook.com/ pages/ Marie-Cholette-poète-romanc ière-nouvelliste-essayiste /120591567980862
(Suzanne Valadon, 1917)
me faisait si peur
que je me noyais dedans
et maintenant que nous nous sommes rapprochées de notre intérieur
de nos ressemblances
de nos reconnaissances
et que nos sens se font
à la vitesse de l’éclair
des transferts de données
dans l’intime
il nous suffit d’un regard
pour que nos marées hautes de lumière
courent les unes vers les autres
et joignent telles des mains
leurs eaux limpides et irisées
mais pourquoi l’absence de clichés
des sensations tactiles de mes paumes
retenant délicatement
tes seins
ces clichés-là pourtant je voudrais voir
distinctement leur visage
la douceur indicible de leurs traits
et les frissons qu’en moi ils ont fait pousser
à la vitesse de l’éclair
des orteils jusqu’à ma tête
que j’ai déjetée vers l’arrière
en cherchant mon souffle
étourdie par ce trop d’air ma chérie
que tu m’as soudain donné
oui nous avons de hautes marées
lumineuses
qui nous bousculent dans le cœur
de l’une et de l’autre
oui nous perdons pied
au midi entre nous du sacré
mais je pleure les clichés que mes paumes
n’ont pas pris
les rushes les scènes de nos amours
j’aimerais tant que mes mains se souviennent
de tes seins lourds
de leur odeur
de ton souffle si chaud
et je les ai torturées mes mains
pour qu’elles m’avouent tout
mais elles n’ont rien voulu dire
elles n’ont rien murmuré
malgré les douleurs que je leur ai faites
endurer
et personne ne les a entendu crier
© Marie Cholette – Québec. Le 18 mars 2012. Tous droits réservés.
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(Suzanne Valadon, 1917)



