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samedi 17 décembre 2011

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2 commentaires:

  1. C'est mon nouveau poème intitulé: «COMME LE RADEAU DE LA MÉDUSE», comme le tableau de Théodore Géricault, 1917-1918, du même nom.

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  2. COMME LE RADEAU DE LA MÉDUSE


    Un coin de tes yeux c’est un coin de ciel bleu un coin de tablier comme aurait dit ma mère les Histoires de nos pays se sont liées comme un jour nous le serons
    à travers l’écran je croirais te toucher ma main va lentement sur ton visage dès qu’il apparaît tu vois mes doigts passer devant la caméra web ils dessinent bien mal tes traits toi dont même les rides au coin des yeux sont autant de marques de pas légers du soleil levant sur le ciel naissant toi dont même les rides enfantines sautillent au coin de tes yeux lorsque tu me souris
    je te sens si grande en moi comme touchant l’extrémité sans cesse reculée des voies lactées et quand à Marseille je débarquerai si longtemps t’enlacerai que même l’espace-temps n’osera lancer le moindre petit caillou plat sur la surface à perte de vue de nos amours embrassés ému qu’il sera par cette si longue étreinte qui en elle rassemblera les plus petites parcelles d’attente vécues loin l’une de l’autre qu’ensemble avec peine telle une mosaïque les tesselles elle jointoiera
    en ton geste d’accueil où tout le soleil sera je me rassemblerai de tous les temps passés présents et à venir mes êtres différents l’un à l’autre jointoyés
    seras-tu assez autonome pour librement t’exprimer ta parole aura-t-elle devant elle assez de courants de portance et la bonne forme d’ailes pour s’envoler
    cet amour sera-t-il le nôtre avant d’être celui des autres aura-t-il le temps de revêtir leur cœur avant même d’abrier notre nudité notre intimité
    tes mains tendues mon amour ce sera vers l’idéal qu’elles seront pointées et j’irai lentement afin de n’en pas briser la sacralité qu’à la mienne j’unirai
    le silence partout il sera autour de nous le paradis nous vivrons à bout de souffle sans bouger et en même temps courant courant si fort si joyeusement riant que tout l’univers notre bonheur entendra comme un gong résonnera
    si belle tu es ma douce en ton humanité et en même temps si triste c’est le tableau géant dont l’échelle est réservée aux rois et je dis Le radeau de la Méduse il prend toute la place comme toi en moi et on l’a rejeté ce Géricheau si beau il ne l’avait pourtant pas mérité
    il ne sera d’aucune échelle notre paradis nos corps l’un à l’autre soudés se lèveront à l’Est se coucheront à l’Ouest je te caresserai l’âme de mon regard entrouvert
    Il y aura en nous ces hommes debout sur le radeau tendant à bout de bras un linge vers l’espoir d’être sauvés par l’Argus il y aura en nous ces hommes morts de faim abandonnés tels des gisants il y aura en nous toute l’humanité

    © Marie Cholette, le 14 décembre 2012. Tous droits réservés.
    https://www.facebook.com/pages/Marie-Cholette-po%C3%A8te-romanci%C3%A8re-nouvelliste-essayiste/120591567980862?ref=mf

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